Théâtre forain / 1h30
Qu’on ait vu le film ou lu le livre, La Guerre des boutons nous appartient à tous, adultes et enfants, nous amuse et nous interroge également. Aux grands, elle rappelle le paradis perdu de l’enfance, aux petits, elle ouvre des continents de liberté. A ceux des villes, elle donne des envies de terrain vague, à ceux des champs, elle donne la fierté d’être du “pays”.
La violence y côtoie l’innocence, c’est rassurant et terrifiant en même temps. C’est la vie. Et puis c’est la guerre…des boutons, peut-être, mais quand même la guerre. Des coups, des injures, des blessures, des humiliations.
Pour être une guerre des gosses, elle n’en porte pas moins son lot de batailles rangées, de rapts, d’attentats, de trophées imbéciles, de guérillas, d’otages, de maisons effondrées. Bref ! L’histoire frémit du fourbi des armes et des chants guerriers.
La guerre des boutons, c’est la genèse de la vraie guerre. C’est l’histoire d’une bêtise qui pourrait devenir grave. C’est un roman qui nous invite joyeusement à être sage : Et si les guerres qui gangrènent le monde n’étaient que des jeux de mômes qui ont mal tourné ?
“Ce qui était drôle, c’est quand ils se sont mis tous nus. Quand Thomas a fait des cabrioles. Quand l’arbre gonflable a poussé, quand ils ont sauté au dessus du blé. Quand Luc est monté sur la cabane…” Vincent
“Ce que j’ai compris : c’est qu’avant c’était dur d’avoir des sous, plus précisément qu’avant ils étaient pauvres. Là où j’ai le plus rigolé, c’est quand les acteurs ne savaient pas ce que c’était une couille molle”. Axel
Mise en scène et scénographie : Gilles Cailleau
Avec les comédiens et musiciens : Patou Bondaz, Edwige Pellissier, Philippe Germaneau, Pascale Ripert, Jean-Philippe Krief, Pierre Glottin
Musique : Fred Foucher
Lumières : Christophe Bruyas et Delphine Bonnefoi
Costumes : Virginie Breger
Accessoires et décor : Christophe Brot
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Coproductions : l’Abattoir-Chalon dans la rue, l’Espace Tisot-La Seyne-sur-mer, le Centre de Développement Culturel des Pennes-Mirabeau, le Théâtre de Ruffec.