La saison 26-27

La saison 26-27

Saison 2026-2027 du TJM

Cette saison est une invitation à marcher sur les lignes, là où tout bascule et où tout se rencontre. Une façon de dire que les frontières — celles des arts, des langues, des corps ou des idées — ne sont pas des murs, mais bien des seuils à franchir.

Le théâtre y dialogue avec la danse, tandis que la musique s’entrelace au silence et que le texte rencontre l’image. Les récits se croisent, les langues se mêlent, et les publics, eux aussi, deviennent les acteurs de cette traversée. Car une saison artistique, c’est avant tout une aventure collective : celle où l’on accepte de perdre pied pour mieux se retrouver, ensemble.

Les artistes invités y explorent alors l’équilibre précaire entre chaos et harmonie, entre héritage et invention. Le plateau, lui, se transforme en un territoire à traverser, où chaque spectateur est invité à éprouver le vertige — et à y trouver sa propre stabilité.

Ici, l’art n’est pas un simple divertissement : il est un véritable acte. Un acte de doute, comme celui que propose Géométrie Variable, où la magie nouvelle interroge notre rapport à la vérité. Un acte de rébellion, à l’image de France Fiction, qui réécrit l’Histoire avec impertinence afin d’imaginer un futur plus juste. Un acte de transmission, comme en témoignent Morceau de chair ou Nos jardins, où l’on parle de racines, de mémoire et de la lutte pour préserver ce qui nous lie.

Et puis, il y a ces moments de légèreté engagée : d’un côté, la jongleuse de De la nécessité de la gravité, qui défie le chaos climatique avec humour ; de l’autre, la lenteur subversive de SLOW, où le temps devient un acte de résistance.

Enfin, comment oublier les hommages vibrants à la liberté, qu’elle s’incarne dans le rock déjanté de Mustang, la paix rêvée de Yoko et John ou encore la Carmen insaisissable de Camélia Jordana ?

Tout comme sur l’affiche de saison, où les formes s’entrelacent avec tendresse et force, cette saison célèbre le collectif et l’émotion partagée.

Cette programmation vous tend la main. Elle vous propose de rire, de réfléchir, de vous indigner ou de vous émouvoir — et, surtout, de vous sentir vivant.

Dans un monde en perpétuel mouvement, l’art nous rappelle une chose : le déséquilibre est le début de toute traversée.

Marianne Mathieu – Directrice du Théâtre Jean Marais

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